
Parfois en tant qu'artiste -ou amateur d'Art - on a un terrible sentiment d'injustice ; pour soi, et surtout pour les autres.
On allume la radio et : souvent cette impression désagréable de "déjà entendu", trop entendu, trop souvent, et toujours pareil surtout. On allume la télévision et ça continue, la diversité et
l'éclectisme semblent être des mots relégués au vieux français. Et, qu'on écoute beaucoup de musique ou pas, c'est parfois assez frustrant ce lissage culturel, cette vision unilatérale des
Arts, cette uniformisation monolithique de la création, ce nivellement par le bas de la culture dite "populaire" et ce cloisonnement insupportable des artistes dans leur écurie productiviste et
mercantile.
Fort heureusement, il y'a le net de nos jours, encore de bons disquaires par-ci par là, et surtout toujours des gens passionnés par la découverte des richesses sonores du vieux monde.
J'ai découvert Steve Stevens il y'a quelques années, en écoutant Billy Idol et Michael Jackson. Je me suis intéressé à ses albums solos par curiosité d'abord, par goût et admiration ensuite.
J'ai découvert un grand artiste, fin et inspiré, discret et libre. D'influence en influence, de patte sonore en couleurs musicales, cet homme semble incroyablement ouvert à tout et surtout
intéressé par tout, même si - l'avoue t-il - le flamenco et les "musiques chaudes du sud" sont ses premières amours. Je vous propose un extrait de "Flamenco a Go Go", titre évocateur pour 5
minutes de virtuosité hispanisante...
Il est vrai que je trouve qu'il y'a beaucoup d'artistes dont on ne parle pas (ou si peu), et que c'est dommage que le gros de la scène "populaire" soit toujours occupée par une même poignée de
personnages...Qui eux aussi ont un jour démarré dans l'ombre, ne l'oublions pas...