Amours immortelles, vous ne le tuerez point.
Femmes si belles, vous ne le dérouterez point.
Vous êtes poison, baisers du diable,
Il est passion, brûlantes fables.
Il aime. Il meurt. Il vit. Il pleure.
Phénix chevaleresque des abysses de votre beauté,
De vos cendres immatures il sera l'éternité.
De vos frêles mains inertes, vous l'avez laissé choir,
Dans vos frêles mains désertes, vous ne saurez plus le voir.
Partez donc, d'autres manants trouveront votre pauvre grâce ;
Partez donc, d'autres amants puniront vos Amours lasses.
Vous jetez, banissez, votre abandon sera votre tombeau,
Des torches de l'errance, vous serez le flambeau.
Il reprend sa route, sans cette joute,
Cette voûte de doutes qui sur vous s'arc-boute.
Vous avez cassé de bien belles choses, vous avez choisi une vie morose.
Il ne vous accompagnera pas dans vos pas : ces appâts de vos égoïstes repas.
Vous voilà libres, sombres Princesses,
Vous voilà seules, ombres de caresses.
Votre soif de perfection sera votre prison.
Soignez les barreaux de vos illusions,
Clanchez les battants de votre avidité,
Car le je le crains, vous y resterez.
Vous n'avez que trop bafoué les coeurs cristallins,
Souillé les rêves purs et étincellants,
Ecorché de vos lèvres les murs du temps,
Hanté les nuits d'horreur de vos actes malins.
[ Il est temps...
...Pour lui de se relever,
De prendre son épée,
D'enflammer son courage,
Comme vos tonerres de rage !
Vos sombres orages !
Oserez vous revenir à ses côtés ?
Oserez vous vous faire pardonner ?
Dans les lueurs de l'avenir,
Pour passer le mur sans faillir,
Et dans son âme à nouveau briller,
Vous devrez l'avoir....
...Sublimement mérité.
Z'arno


