Dimanche 1 juillet 2007

Z'arno en envoyé très spécial dans l'émission Contact & Fun le 30juin, 3 extraits audio pour votre bon plaisir, chers z'auditeurs ! (Et merci à Radio Contact pour cette soirée!) :

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Extrait N°1 :


Extrait N°2 :

Extrait N°3 :

 

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Mercredi 13 juin 2007

[ Edit de Z'arno - Néfertari est très productive ces temps derniers, et toujours avec autant de talent ! (contrairement à moi qui n'ai même plus le temps de dessiner pour ma production personnelle, mais ça va revenir vite !). Pour les amateurs de lecture, la chronique qui suit trouvera grâce à leurs yeux. (Pis ceux qu'aiment pas lire, oui qui n'en sont qu'aux voyelles, l'envie furieuse vous prendra peut-être !) ]

 

Hirad Coeurfroid est un guerrier. Un vrai. Aussi large que haut, la crinière en bataille nouée en queue de cheval, une épée monumentale accrochée dans le dos, quelques dagues cachées dans ses bottes, une hache à portée de main (on n’est jamais trop prudent !), il n’a pas son pareil pour décapiter ses ennemis, quand ils ne les éventre pas. Au cœur de la bataille, les têtes volent, les tripes se répandent et si d’aventure, notre barbare se trouve dépossédé de ses armes favorites, ses poings et ses coups de boule meurtriers font l’affaire. Hirad est un Raven. Ils sont sept. Sept mercenaires au service des barons, seigneurs et autres nobles de Balaia qui se livrent des guerres sans merci pour une frontière, une forteresse, un droit de passage ou toute autre raison, mauvaise, cela va de soi. Mais attention ! Se payer les services des Ravens est un luxe. Normal, ce sont les meilleurs. Et ils n’acceptent pas n’importe quelle mission. Mercenaires, oui, assassins, non.

Les Ravens, c’est Hirad Coeurfroid, mais c’est aussi le Guerrier Inconnu (le stratège de cette fine équipe), Sirendor Larn, Talan, Ras et Richmond qui constituent ce que l’on fait de mieux dès qu’il s’agit de guerroyer. Le dernier larron n’est autre que Illkar, elfe-mage, passé maître dans l’art de protéger ses copains grâce à des boucliers de protection magique, mais qui peut néanmoins provoquer beaucoup de dégâts dans le camp ennemi en lançant divers sorts tels orbeflamme, grêlepluie et autre forcecônique. Normal, la magie est partout, représentée par quatre Collèges qui se bouffent le nez continuellement et il n’est pas une armée qui ne compte dans ses rangs une brochette de mages plus talentueux les uns que les autres dans l’art de tuer. Mais Illkar, c’est une pointure. Et il a choisi le camp des Ravens. Ajoutez à tout ça un seigneur dragon et toute sa couvée, des sorciers maléfiques surpuissants et une invasion du continent Est par des Ouestiens avides de conquêtes, de pillages et de massacres…le décor est planté, l’aventure peut commencer.

« Les Chroniques des Ravens » (trois tomes) suivies des « Légendes des Ravens » (trois autres tomes) est une formidable saga d’héroic-fantaisy écrite par un jeune Anglais, James Barclay. Pour un premier roman, c’est une réussite ! Mais quand on sait que le gaillard est un admirateur inconditionnel de David Gemell (Druss la Légende) et que l’élève a décidé de marcher dans les pas de son maître (et non pas de le copier.), on n’est plus vraiment étonné. Le thème de cette saga est traitée avec maestria, le suspense est à chaque page, l’écriture est riche, parfois légère et parfois profonde, agrémentée d’une pointe d’humour cynique à souhait. Tout ce qu’on aime quoi ! Mais ne vous méprenez pas ! On est loin du conte de fée rose bonbon ! Guerriers et mages, elfes et dragons, seigneurs et manants tentent de survivre dans un monde de violence, de traitrise et de machiavélisme, un univers de sang, de sueur et de larmes. La désolation et la mort vont défier les Ravens et leur solide amitié en un combat titanesque. Les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ? Ne vous attendez pas non plus à un éloge du guerrier parfait, aussi intelligent que beau et bodybuildé, à qui tout réussit ! Les Ravens sont certes des cadors dans leur domaine, mais ils sont vieillissants, couturés de partout et leur avenir professionnel sur le déclin. Hirad Coeurfroid avoue lui-même mettre du temps à comprendre les choses les plus élémentaires et aucun ne ressemble à une gravure de mode. Ils s’engueulent souvent, connaissent parfois la peur et n’ont pas le temps de conter fleurette aux jolies villageoises. En plus, à force d’être sans cesse sur les quatre chemins par tous les temps, ils puent comme des boucs. On est bien loin de l’image glamour de James Bond ! N’empêche, je peux vous assurer qu’on s’y attache à ces barbares d’un autre temps !

Alors, si le cœur vous en dit, n’hésitez pas et plongez avec les Ravens au cœur de Balaia. Scandez avec le Guerrier Inconnu leur cri de raliement en martelant le sol de la pointe de votre épée : « Ravens ! Ravens avec moi ! » Sensations et émotions garanties, paroles de momie ! Pour être tout à fait complète, j’ajoute que ces bouquins sont édités aux éditions Bragelonne et (c’est là le hic !) ils sont chers ! (20 euros le livre, c’est pas donné je sais, alors, avant d’acheter, essayez de l’emprunter à un copain lecteur ou essayez de vous les faire offrir ! En ces temps de disette, y a pas de petites économies !)

 

Et puis quand même, un petit coup de gueule ! (Néfertari ne serait pas Néfertari !) A tous ces critiques littéraires de mes fesses, à ces écrivains pitoyables dont l’unique but est le prix Goncourt (pauvres types va !), à ces éminents profs de français qui s’octroient le droit de dire à nos gosses ce qu’il faut lire et surtout ce qu’il ne faut pas lire, à ces soi-disant intellos-philosophes qui se pavannent dans les salons de l’intelligentsia parisienne, bref, à tous ces minables qui se sont permis de déclarer que «l’héroic-fantaisy n’est pas de la vraie littérature », moi, Grande Epouse Royale d’une des civilisations les plus brillantes de l’humanité (ça en jette hein !), mais surtout vieille momie emprunte de sagesse, d’expérience et de moult lectures aussi variées les unes que les autres, je vous dis «Bande de nazes ! »Et encore, je reste polie ! Par Osiris, Tolkien est un des plus grands écrivains que ce monde ait connu et « Le Seigneur des Anneaux » reste une œuvre magistrale, inégalée à ce jour ! L’héroic-fantaisy incite chaque jour des jeunes (et des moins jeunes !) à ouvrir un bouquin pour la première fois. Alors, si la « vraie littérature », c’est nous transmettre des émotions, nous prouver que notre langue est une des plus belles et des plus riches de cette planète, et surtout à inviter le plus grand nombre de gens à lire, je persiste et signe : l’héroic-fantaisy est bien de la littérature (parmi bien d’autres genres, cela va de soi). Mais si la « vraie littérature » ou du moins celle décrite comme telle, c’est écrire pour une élite en collant au plus près aux thèmes de la mode en vigueur, s’abaisser à lécher à la manière obséquieuse d’un courtisan les escarpins d’éditeurs corrompus et d’académiciens décatis et baveux parce qu’ils font la pluie et le beau temps pour l’attribution des prix littéraires, alors je suis d’accord : la fantaisy n’a rien à voir avec cet art consommé qui pue un max ! Et c’est tant mieux !

Néfertari

(Mille excuses pour la longueur de cette chronique ! Je sens que Z’arno va râler !)

 

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Vendredi 8 juin 2007

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Il est certains livres dont on sait, en lisant les premiers chapitres, qu’on ne pourra pas les lâcher avant d’avoir parcouru le dernier mot de la dernière page. On les retrouve au petit matin sagement posés sur la table de chevet, ou négligemment abandonnés sur la descente de lit à côté d’une chaussette orpheline, ou encore coincés entre le matelas et le sommier parce qu’on s’est endormi dessus. Puis on leur fait une place sur un petit coin de table entre tartines et céréales, darjeeling parfumé et premiers rayons de soleil. Soit dit en passant, on reconnaît la maestria du lecteur(trice) acharné(é) à sa capacité à beurrer une biscotte (sans la casser !) de la main droite, à l’enduire de miel ou de confiture de la main gauche tout en gardant son livre ouvert à l’aide de son coude et en prenant bien garde que le héros, (qui à ce moment de l’histoire défend une citadelle imprenable à grands coups d’épée et de hache, seul face à une horde d’envahisseurs abomiffreux, en rugissant tel un lion enragé), que ce héros donc, ne se ramasse pas une cuillérée de gelée de framboise en pleine poire ! Sa dignité en prendrait un sacré coup !

Le moment du petit déjeuner passé, notre bouquin va voyager dans la maison au gré des activités domestiques de son propriétaire, qui, dès qu’il a une minute, reprend le récit là où il l’avait laissé. C’est ainsi que malheureusement, nombre de recueils finissent par atterrir dans le lave-linge, dans la poubelle en compagnie d’épluchures de patates ou dans le sac d’école du petit dernier. Tout comme on reconnaît un motard heureux aux nombreux moustiques collés sur ses dents, on identifie également un lecteur assidu et complètement accroc, au nombre de bosses, bleus et autres ecchymoses qui agrémentent son visage et ses tibias, conséquences inévitables de brutales confrontations avec portes pernicieuses, chambranles hostiles et autres armoires normandes vicieuses qui prennent un malin plaisir à se mettre sur son chemin alors qu’il déambule le regard rivé sur le chapitre quatre-vingt-dix-sept. (celui qui décrit la fin tragique du héros « Argh ! Fuyez fidèles compagnons ! C’est fini pour moi ! Je me meurs… Dites à ma mère que je l’aime…Rhâââ !…Viens la Mort, je ne te crains pas ! Viens tâter une dernière fois du fil de mon épée !…Couic ! » )

Et enfin arrive le soir, moment tant attendu s’il en est, où dans une maisonnée endormie et sereine, le lecteur va pouvoir savourer sa nuit en lisant les exploits de ses héros, le regard émerveillé et la tête pleine de rêves, sans redouter l’ attaque perfide d’une tartine de confiture ou l’agression sauvage d’un coin de placard. Notons juste que le pire ennemi du lecteur nocturne est la coupure de courant associée (bien entendu !) à une pénurie de bougies et de lampes de poche ! Et là, il faut voir (pour les nyctalopes et les chats uniquement !) l’expression de douleur, de désespoir et d’incompréhension se peindre sur le visage de notre lecteur malchanceux ! Toute la misère du monde lui tombant sur les épaules, il finit par se recroqueviller au fond de son lit, solitaire et misérable, en maudissant EDF et en lui souhaitant une privatisation dont elle ne se relèvera pas !

 

Néfertari

 

P.S. En prévision à de nombreuses réactions, je précise que le mot « nyctalope » n’est pas une insulte mais un terme signifiant « qui voit dans l’obscurité ». Vous aurez au moins appris quelque chose !

 

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Vendredi 1 juin 2007

[ Je mets en ligne les dernières photos restantes de la rencontre avec Deep Purple et les T-shirts créés pour le groupe. Merci aux fous furieux de l'objectif pour leur frénétisme récompensé par ces photos sympa. ]
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