Merci pour la p'tite pub !
Et merci à Julie qui m'a gracieusement envoyé le mp3 !

>>> WWW.RADIO-CONTACT.FR <<<

>>> WWW.RADIO-CONTACT.FR <<<
Bon, ben y a plus qu’à remballer les poteaux, à rouler les pelouses, et à renvoyer les joueurs chez eux. On déplace les V.I.P. cravatés vers d’autres lieux médiatisés et à l’International Rugby Board on se frotte les mains et on compte les sous, tous les sous, tout plein de sous ! TF1 remise Gilardi dans un placard en attendant de le ressortir pour …ben en fait, on ne sait pas encore pour quel événement ! Le divorce en direct de Sarko (Holà ! Placage monstrueux de Cécilia sur Nicolas ! Le pauvre a du mal à retrouver ses esprits !) ? L’intronisation de Bernie à Lajeunessetausport (La mêlée UMP introduit Bernie mais Roselyne provoque un maul pénétrant et essuie ses crampons sur le nouveau secrétaire d’Etat ! Pénalité !) ? Ou alors la prochaine élection de Miss France (Et la gagnante est…Miss Midi Pyrénées ! 1 mètre 98, 120 kilos à la pesée, elle a écrasé toutes ses concurrentes !) ? On a vraiment hâte d’y être ! Un commentateur de cette envergure, ça ne se trouve pas sous les crampons d’un troisième ligne ou dans la boîte crânienne d’un pilier, c’est moi qui vous le dis !
(Non mais t’énerve pas Z’arno ! C’était juste une petite introduction à ce qui va suivre ! Tu vas voir, on va vite oublier le rugby !…Quoique !) Donc, la fête est finie, et les Sud Africains sont rentrés chez eux couronnés. Et ça me fait drôlement plaisir ! Vous voulez savoir pourquoi ? (Qui c’est qui a dit non ?…Bande d’insolents !!!) Tout simplement parce que Nelson Mandela est heureux. Pas heureux pour sa pomme, mais pour son pays. Et moi j’aime et admire Mandela. Condamné à perpétuité en 1964 en raison de son appartenance à L’ANC (parti d’opposition interdit ) et donc de ses activités politiques clandestines, il fut libéré en 1990 grâce à une énorme pression internationale (je le sais, j’en faisais partie à mon tout petit niveau minuscule mais le boycott des oranges Outspan fut un des petits maillons de cette chaîne de tous ceux qui ont dit non à l’Apartheid !), pression donc qui commençait sérieusement à étouffer le pouvoir en place. Dès son retour à la liberté, Mandela commença à poser les premières pierres de la démocratie avec tous les acteurs de ce pays, et notamment ceux qui l’avaient mis à l’ombre pour le restant de ses jours ! Ni haine, ni violence chez cet homme, mais une détermination et une intelligence hors du commun. Il comprit avant tout le monde qu’il fallait réunir blancs et noirs plutôt que de les opposer à nouveau dans une éventuelle revanche du peuple black. L’avenir du pays s’est joué sur cette sage réflexion et Nelson fut alors élu Président d’Afrique du Sud lors des premières élections libres et démocratiques en 1994. Le pays était en marche vers des jours meilleurs et le premier titre mondial des Bocks en 1995 accéléra le processus d’unité de cette nation. Les champions du monde d’aujourd’hui, blancs et noirs liés, ont joué pour Nelson, et c’est toute l’Afrique du Sud qui y a gagné. Le chemin est encore long mais l’espoir est bien présent.
Rien que pour ça, cette coupe du monde aura été un moment fort, et qu’importe tout le reste si cela permet à cette nation d’avancer
encore plus vite vers un avenir prometteur et de laisser derrière elle les tristes années de l’horreur. Je rêve d’un Mandela de Palestine, d’un Nelson du Darfour ou d’une équipe de rugby birmane
emmenée par un Brian Habana local qui ouvrirait toutes grandes les fenêtres sur un grand vent liberté pour tous.
Néfertari
[Edit de Z'arno] Double-chronique aujourd'hui, une première ici ! Je
ne suis pas en accord avec la chronique de Néfertari qui suit. J'ai donc écrit mon "droit de réponse" à la suite. A vous de vous faire votre propre avis ! La liberté d'expression est ici une
valeur forte ! Puisse t-elle atteindre d'autres cieux moins cléments. Donc si Vladimir Poutine, Ahmadinejad, Jiang Zemin et son petit copain King Jong Hill nous entendent, on leur crache à la gueule ! Je vous laisse avec une autre dictature, ovale
cette fois ;o)
_______________________________________________________
[Chronique de Néfertari]
La perfide Albion nous barre encore le chemin suprême vers la couronne. Celle du monde, pas celle riquiqui du trône d’une
république bananière quelconque ! Et pourtant ! Il s’y voyait déjà Bernie la Mitraillette (200 mots/seconde, lui au moins, il l’est, champion du monde !) Mais qu’importe ! Ne
nous attardons pas sur les regrets, on aura les longues soirées d’hiver pour ça.
N’empêche, le rugby restera toujours pour moi un sport à très forte symbolique. La symbolique du groupe, lié, soudé, formé d’individus qui vont tous dans le même sens. L’individualité n’y a pas sa place. L’individu oui, en tant qu’élément contribuant à former un tout. On va tous au combat, mais ensemble. Si les gros ne font pas leur boulot devant, les gazelles de derrière n’auront aucun ballon. Et parfois les gazelles vont aider les mamouths. Symbolique de la transmission aussi. Huit avants, appelés aussi « frères de douleurs », qui suent sang et eau dans une empoignade qui laisse souvent beaucoup de traces indélébiles (Ha ! Les oreilles en chou-fleur des piliers !) et dans laquelle le profane n’y verra aucun exploit digne de ce nom. Et pourtant, ce sont les hommes de l’ombre, les ouvriers de base, ceux qui déblaient et labourent le terrain. Une fois les adversaires sur le cul et la balle conquise, ils la transmettent. Ils ont fait ce pourquoi ils sont là et laissent la place aux finisseurs, aux coursiers rapides comme le vent, tout en restant en soutien. A leur tour, les pachydermes viennent aider les longues-pattes. Le ballon vit, passe de mains en mains, le groupe avance…ou recule, c’est selon.
Contrairement au foot, les règles du rugby impliquent une proximité constante entre les joueurs tout au long d’une partie. Personne ne peut aller se balader à l’autre bout du terrain, en guest star et attendre que la balle lui arrive dessus, péter une mine dans les dents d’un gardien de but et se rouler par terre tel un hystérique possédé par les saintes écritures du Sarkosisme, (nouveau testament), en pensant au joli pactole qui va lui échoir pour but marqué et qu’il ne partagera avec personne ! Non, au rugby, on vit ensemble ou on meurt ensemble. C’est la règle et pis c’est tout !
Bon, j’en vois qui baillent ! Oui je sais, je me suis laissée un peu emporter. Mais ce que je voulais dire en fait, c’est que ce
sport symbolise à lui tout seul ma vision de la vie, ou du moins la vie comme je voudrais qu’elle soit. A moins de vivre en ermite loin de tout et de tous, nous sommes tous confrontés les uns aux
autres, nous vivons les uns à côté des autres. Si les règles de l’Ovalie guidaient un peu plus nos vies, il n’y aurait pas un seul pékin largué sur un quai de gare, et personne ne crèverait tout
seul ! C’est de l’utopie ? Je veux oui !! Parce que l’utopie, c’est l’espoir, et l’espoir, c’est ma raison de vivre.
Néfertari
_______________________________________________________
[Chronique by Z'arno]
J'arrive dans une petite ruelle où un délicat fûmet de transpiration, de calendrier ovale et de
billets verts chatouille mes naseaux. "Qu'ils sont doués pour empailler les Ours dans cette région.." me dis-je en me heurtant à un tas de chair et de barbe "Ohw! Pardon M'sieur Chabal !".
Et je finis par trouver Bernard Laporte qui m'attends sous une table :
Z'arno - Salut Bernard, ça va on peut
se parler tout vite là ?
Bernard Laporte - Pschuuteuh petit couillonG, ne parleuh donc pas si foreuh
!
Z'arno - Je voulais te causer des valeurs du Rugby parce que Néfertari a
écrit un...
Bernard Laporte - ...Mais quelleuh valeureuh conG ?! J'ai la courante depuis ce matinG, putainG 'y z'ont perdu ces têteuh de gland ! PutainG, quelleuh merde, cetteuh victoire devait
me payer ma villa à Ibiza, chier conG !
Z'arno - Bah oui je comprends mon pauvre
Bernard. En tout cas on dit que ça été un beau match, plein de solidarité et d'humanistes en short....
Bernard
Laporte - PutainG arrêteuh voir...Avé le matraquage qu'on a exigé avé Nicolas poureuh gaver les gens, 'y z'ont mêmeuh pas gagné, conG...Le Ru'by on s'en tapeuh, 'y faut que les gens 'y
consommeuh, ma villa à Ibiza putainG quelleuh journée de pichaillonG..
Z'arno - Oui mais les belles valeurs du Rugby qui n'existent que
dans le Rugby et pas ailleurs même que...
Bernard Laporte - 'cré nom dé 'tit couillonG dé la luneuh ! Quelleuh valeurs conG ?! On te dirait queuh le curling ça fait ban'der
tu leuh croirais toi ! Ah sacré jeunot de couillonG va ! T'y es pas moins z'humainG que les z'ôtreuh va ! Mais le Rub'y quand mêmeuh, putainG t'y a vu la couleur de l'herbeuh ? C'est
Vert!Vereut ! Commeuh les bifeutons putainG !
Z'arno - Sacré Bernard ! Je savais qu'on pouvait se parler franchement ! Oui mais tu sais, tout ce
qu'on dit actuellement, ce monde du rugby, sorte de peuple élu par la main de dieu pour nous montrer la route, ces grands penseurs en maillot et en muscle, ces philosophes, ces artistes qui tous
un jour changerons l'essence même de la vie, pour les siècles les siècles, Amen ton pack d'Anglais..
Bernard Laporte - CoooonG ! PleinG leuh cul du Ru'by ! C'est qu'un
sporeuh comme un'ôtre ! t'y crois quoi ! Pureuté deuh rien du tout...! Ca joue ça joue au milieu du terrainG, tekeunikeument, maladroiteument pareufois, et ça valeudingue pareuh terre avé l'essai
de marqué ! Et apré' ça se bourreuh la gueule commeuh tout leuh monde et ça niqueuh pas mieux que les z'ôtres putainG ! Pas mieux que nous conG...TienG, tu sais poureuhquoi on'cacheuh leureuh
bisseuhtouquette sur les calendriers ? Passeuh queu avé des peutites bisseuhtouquettes, ou moyenneument grôsses, on fait plus rêver la France conG ! Et si les gens 'y croyent plus, bah qui c'est
qui va meuh l'acheuter ma villa à Ibiza ?
Z'arno - D'accord ! Donc, je résume : le rugby c'est un sport, avec ses moments magiques comme dans
tous les autres, ses gens sympa, ses cons, et tout pareil. Pas de quoi en faire ces superlatifs si divins...
Bernard Laporte - EkeuzakeuteumenG ! T'y a tout compris ! Mais
si t'y le dis trop fort, j't'y enverrai Chabalichou pour t'y péter la bineteuh ! 'Faut pas leuh direuh ! Passeuh queuh, jeuh vais te direuh...
Z'arno- oui...
Bernard Laporte - Beh...A forceuh...C'est qu'y z'y croyeeent ! Si jeuh teuh jure ! Les joueurs et les gens ! Alors tu leuh
dis sureutout pas qu'on s'en tape et qu'on peux être heureux (à Ibiza) sans Ru'by !
Z'arno - Ben dis donc ! J'y vois déjà plus clair !
Merci Bernard ! T'es quand même pas très recommandable ! Dis moi, pourquoi t'es plié en deux sous la table ?
Bernard Laporte - PutainG..Avé ma colliqueuh néfrétiqueuh deuh
cetteuh putainG deuh défaiteuh, jeuh crois queuh jeu meuh suis fait deussus...Je suis pas sûreuh, jeuh suis sous la tableuh deupuis ce matinG, j'ôse pas enleuver mon pantalonG Dolce Gabbana, 'cré
vie de picheuh! J'aurais dù faireuh da leuh footeuh!
Z'arno - Je te crois je te crois va ! Allez salut Bernard ! Bonne bourre pour la suite
avec les Humanistes (et les Sarkozistes!) et puis comme on dit au pays de la rose : See You Later !
Quarante cinq années d’une dictature effroyable (pléonasme d’accord, mais dans le hit-parade des régimes totalitaires, la Junte birmane tient le haut du pavé.) et c’est seulement maintenant que les médias se penchent sur ce pays d’Asie du Sud-Est. Il faut dire que des moines bouddhistes brutalisés, assassinés et arrêtés en masse, ça fait désordre aux infos de vingt heures entre le camembert et le clafoutis. Alors qu’un peuple qui se meurt ou qui, dans le meilleur des cas, vit un enfer, ça dérange moins. On a l’habitude.
Alors, comme il faut faire semblant de se bouger un peu, l’ONU a envoyé un émissaire observateur sur place. Des fois que les images montrant la répression sanglante ne soient que des scènes de caméra cachée ou d’une nouvelle émission de télé réalité produite par TF1, ou du prochain « Jeux sans Frontières Asiatique ». Soutenus par la Chine et la Sainte Russie (Pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ?), les salopards au pouvoir ont encore de beaux jours devant eux. Jamais l’ONU ou l’Union Européenne n’interviendront militairement. On va faire ce qu’on sait faire, discutailler, gronder les militaires qui massacrent à tour de bras (Vous serez privés de camembert et de clafoutis ! Ca vous apprendra !) et montrer du doigt (pas très menançant le doigt quand même !) Than Shwe et son premier ministre Soe Win qui s’en foutent royalement et qui continuent à remplir leurs tirelires et bas de laine pour leur retraite dorée.
« Monsieur le Président birman, si vous pouviez faire votre petit bazar hors caméras et discrètement, nous vous en serions reconnaissants. C’est qu’on n’a pas que ça à foutre à l’ONU ! On a déjà le Darfour sur les bras qui fait vachement désordre ! Prenez exemple sur le Turkménistan. On assassine, on torture en silence, ni vu ni connu. En plus, la Birmanie c’est chaud et humide. Nos émissaires n’y sont pas habitués. C’est des conditions inhumaines pour eux ! Alors faites un effort et on va pouvoir s’arranger. »
On appelle ça « la Diplomatie ».
Et on continuera, pour dormir à peu près tranquilles, à appliquer des sanctions économiques qui n’ont fait que plonger les populations dans une misère noire (elles n’avaient franchement pas besoin de ça !) et qui ne gênent pas du tout les dirigeants qui eux, commercent avec leurs voisins, vous savez, les grandes démocraties citées ci-dessus. Et puis tant qu’à faire, on laissera aussi Total investir et se remplir les fouilles dans ce pays de cocagne. Avant de venir saloper nos côtes bretonnes.
Je vous le dis, on vit dans un monde merveilleux.
Désespérément vôtre
Néfertari