Dimanche 16 novembre 2008
Michael Schenker,

Seigneur foudroyant d'arpèges électriques,
Sonneur flamboyant de solfèges chimériques,
Flâneur ondoyant de sortilèges homériques.


Tonnerre blond de doigts architectoniques,
Cautères nylon d'exploits pentatoniques.
Mystère félon à la guitare organique.


Quand touche la piste encordée,
Ton âme triste et débordée,
S'envolent des Pégases blessés
sous l'acropole de nos extases émoussées.


Michael, alchimiste des partitions,
Animiste de la composition,
Quand tu montes l'échelle diatonique,
Mastodonte sensuel et platonique :

Le silence...
...N'est plus qu'agonie dans le brouillard,
A genoux devant ton génie en noir.
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Vendredi 7 novembre 2008

Salut à tous !

Vous êtes un certain nombre à m'écrire pour me demander comment
prend vie un comics ou une illustration qui s'y rapporte.
Et bien, chers Z'amis...Parlons-en !

Je tiens à préciser une chose essentielle avant d'aborder le sujet:
Ceci n'est qu'une méthode parmi tant d'autres, un aperçu, un extrait
d'un processus de création. On observera aisément que chaque
auteur, chaque créateur a sa petite recette, une façon d'envisager les
choses qui lui est propre.

En premier lieu et afin de vous concentrer, retrouvez-vous tranquille avec
vous-même pour travailler. (Virez les éventuels curieux, animaux, belles-mères, groupies en p'tite culotte - rayer mention inutile).

Premier point important (et pas des moindres !) : mettez de la musique !!
Que pensez-vous du dernier album de Blackmore's Night - Secret Voyage - ? Ça vous ira ? (Sinon c'est pareil hein..). Ready ?

Second point important : avoir une idée ! Oui sans idée il est - m'a t-on dit - plus difficile de produire quelque chose de correct. Bon. Vous avez votre idée, elle vous plaît, un peu, beaucoup, passionnément ? A la folie ?! Malheureux, vous êtes perdu !

Vite, avant que votre embryon de chef d'oeuvre fasse une fausse couche : armez-vous d'un crayon de papier, d'une feuille (c'est mieux). Et si tout comme moi vous ne savez que dessiner comme un cochon, soyez fous, payez vous le luxe d'une gomme.

Jetez donc votre idée sur le papier, très simplement, en un croquis, une ébauche. Résumez,  simplifiez. Pensez aux courbes généreuses de cette belle brune dans votre tête qui n'attend que vos bras pour être à vous, pensez à ces gros balaises qui feraient passer le XV de France pour des anorexiques. Synthétisez au maximum avec des formes géométriques simples  ( vous détaillez après, bande d'impatients !).
Ça y est, ça vient progressivement ? Bien ! Vous pouvez commencer à détailler plus votre crayonné. Moi je fais plusieurs crayonnés, comme sur l'image ci-contre. Plus pratique, plus propre, et notre idée de départ n'en est qu'enrichie. Ça y est votre crayonné vous plaît ? Vos gros costauds sont assez baraqués, barbus, virils ? Vos minettes sont plus sexy que sexy, sublimes et gaulées à en faire caner des armées de Talibans ? Excellent ! Mais ne les laissez pas au crayon de papier ! Elles méritent bien quelques salves d'encre (Au moins...;o)) !

Attention, étape délicate : l'encrage !
Je fais mes encrages ''à l'ancienne'', avec des vrais stylos, du vrai papier et de la vraie encre. Je dis ça pour ceux qui préfèrent les encrages digitaux dans des logiciels comme Inkscape, Painter ou Illustrator. Histoire de choix. Mais je trouve que l'encrage digital dénature un peu le trait originel, le feeling qui s'en dégage. Même si, je le concède, de très grands encreurs travaillent en numérique.

Donc, là c'est à vous de trouver les pleins et les déliés, les épaisseurs de traits, les surface à noircir ou pas. (Ne pas mettre trop de noir, il faut penser à la couleur qui vient après !). A votre gré ! C'est l'étape cruciale qui appuiera et renforcera les détails de votre dessin.

En plus, vous avez le choix de vos outils. (Pas besoin de France 3 pour que la Vie soit plus belle, vous voyez ;o)).

Tant que votre encrage est net et ne nuit pas à votre identité graphique, c'est selon votre sensibilité, et vos goûts.
Moi j'encre avec des stylos billes, des feutres, des markers, et des feutres-pinceaux.
Certains aiment la plume et l'encre de Chine, d'autre uniquement le pinceau, d'autre encore des crayons très gras pour avoir un "grain" spécial.

Le papier c'est la même affaire. Selon les goûts ! A grain qui gratte bien comme la barbe de Long John Silver, ou lisse comme la peau des fesses de Régine après sa lippo, c'est vous qui voyez. Et même si je n'aime pas particulièrement Régine, je préfère les papiers lisses avec un grammage assez fort pour plus de sûreté. (Même si ce n'est que de l'encre).



Ça y est ? Ça commence à avoir du cachet ?
Great ! Votre Noir et Blanc est terminé ? Encore mieux !

Scannez le donc et ouvrez Photoshop.
Oui, je travaille avec Photoshop. D'autres sont équivalents comme la Suite Corel, ou d'autres.
Le mieux pour l'application de la couleur est d'avoir une tablette graphique. On peut très bien y arriver à la souris, mais c'est du temps en moins, et de la précision en plus.



Et puis, si vous mettez la couleur vous-même à la main, à l'ancienne, en ''application directe'' comme on dit, et bien, vous n'avez pas besoin de ces étapes. (P'tits veinards !)



Scannez votre super encrage et importez le dans le logiciel. Passez-le en Niveaux de gris (ou en bitmap), retouchez les noirs, les blancs, toute cette soupe histoire d'avoir quelque chose de vraiment net. Bien.

Ensuite, comme le peintre, faîtes votre "palette", sélectionnez les couleurs que vous utiliserez pour cette mise en couleur. Et ne sortez pas de ce nuancier que vous vous fixez. (Ce qui permet d'avoir un contrôle des couleurs, de les retrouver sans difficulté, et de ne pas (trop!) faire de fautes de goûts. Même si, tous les goûts sont dans la nature !







Je n'ai pas de conseils vraiment pointus à donner sur la mise en couleur. Dans le sens où elle est l'affaire de la sensibilité de chacun. Ce qui compte est l'harmonie finale du dessin.

Le nuancier perso dont je parlais précédemment est visible en bas à gauche sur l'image ci-contre.

Le mieux pour ne pas s'y perdre est de découper en calques chaque élément du dessin (N'ayez pas peur d'avoir énormément de calques ! J'en ai parfois 150 ou plus !) ce qui permet de garder un contrôle sur des parties précises du dessin. Ensuite pensez que la couleur doit modeler les formes que vous avez définies dans l'encrage. Pensez "volume", pensez "profondeur", pensez "lumière". Exemple la combinaison orange d'Angelina ci-contre. Elle n'est pas en aplat d'orange ce qui rendrait moins bien le volume de la poitrine. Donc, placez des ombres, des touches de lumières...etc.



Continuez, continuez....Poursuivez, persévérez, acharnez vous !
Ça y est, votre dessin est terminé ? Super !
 
Retouchez les dernières choses qui vous semblent incorrectes, faites attention aux dégradés, aux espaces mal remplis, etc...

N'oubliez pas de convertir votre document en CMJN s'il est destiné à l'impression. Attention à sa résolution aussi suivant ce à quoi il est destiné.

Finish ? Et bien...Pas si dur finalement ! Buvez donc une canette et passez à la suite ! (Comme des grands cette fois !)

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Dimanche 12 octobre 2008
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Dimanche 5 octobre 2008
Au panthéon du Rock'n'Roll, à part les Dieux légendaires intouchables, on trouve les vieux de la vieille, bien plantés devant leur pied de micro, leur vieille Strato émoussée ou leurs fûts usés par les tournées (d'ailleurs... y'a pas de fûmet sans fût...!).
Et en Australie, à part des kangourous ou les Jeux Olympiques, on trouve aussi The Angels, Rose Tattoo, Midnight Oil...Et ce vieux briscard de Jimmy Barnes, qui mine de rien poursuit sont petit bonhomme de chemin malgré ses deux bouteilles de Vodka quotidiennes. (Mais toujours en cuir ! Hé oui, Jimmy est un dur -à cuire ?-).
Grand ami de ZZ Top, de Bon Scott (Le premier braillard d'Ac/Dc), et de tout ce petit monde pour qui l'eau minérale est une hérésie qui mérite le bûcher, Tonton Barnes nous sort un super live en 1988 si modestement intitulé "Barnestorming".

Du Rock à l'ancienne, brut de décoffrage, qui sent la clope et les soirées percolateur. Mais dans la morosité et
la bienséance ambiante...Qu'est-ce que ça fait du bien ! God Bless You Tonton Barnes !
Et comme dirait mon ami BM : "On t'avait promis du Rock'n'Roll...Remonte ta braguette et descends ton verre : Jimmy Barnes !"

P.s : - Barnes le soiffard chante aussi dans un All star Band portant le nom de Living Loud, où on peut
retrouver entre autres, Don Airey, Bob Daisley, Steve Morse  ! Rien que ça !
        - Pour ceux qui se diraient "mais d'où sort cet hurluberlu ?". Je signale tout de même que Jimmy Barnes a eu 2 fois plus de N°1 en Australie que les Beatles et les Rolling Stones réunis !

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